Exécution des décisions · Tarif réglementé

Un jugement en votre faveur ? Nous le rendons concret.

Saisie sur compte bancaire, saisie des meubles, saisie sur salaire, expulsion : muni d’un titre exécutoire, le commissaire de justice est le seul officier habilité à contraindre la partie condamnée. Les frais sont en principe à la charge du débiteur.

  • Officiers publics et ministériels
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Bureau lumineux ouvert sur un jardin, une personne de dos lisant une décision de justice

Un jugement ne vaut que s’il est appliqué.

Obtenir une décision de justice ne suffit pas. Si la personne condamnée ne paie pas ou ne quitte pas les lieux, il faut passer à l’exécution forcée. Le Code des procédures civiles d’exécution réserve cette mission au commissaire de justice (anciennement huissier de justice) : lui seul peut saisir un compte, des meubles, un salaire ou un véhicule, et procéder à une expulsion, avec le concours de la force publique si nécessaire.

Le point de départ est toujours le titre exécutoire : un jugement signifié et devenu exécutoire, une ordonnance, un acte notarié, un accord homologué. Sans titre, aucune saisie n’est possible. Avec un titre, le choix de la mesure dépend de ce que l’on sait du débiteur : ses comptes, son employeur, ses biens, son logement.

Cas fréquents

Les mesures d’exécution que nous mettons en œuvre.

Chaque mesure a ses conditions, son délai et son efficacité propre. Nous choisissons avec vous la plus adaptée.

  • La saisie-vente mobilière

    Après un commandement de payer resté sans effet, le commissaire de justice dresse l’inventaire des meubles saisissables au domicile ou dans les locaux du débiteur. Celui-ci peut les vendre lui-même à l’amiable dans le délai légal ; à défaut, ils sont vendus aux enchères publiques et le prix revient au créancier.

  • L’expulsion

    Sur le fondement d’un jugement qui l’ordonne, un commandement de quitter les lieux est signifié à l’occupant. Passé le délai de deux mois, et hors trêve hivernale du 1er novembre au 31 mars, le commissaire de justice procède à l’expulsion, avec le concours de la force publique si l’occupant refuse de partir.

    Loyer impayé, que faire
  • La saisie sur rémunérations

    Une fraction du salaire est retenue chaque mois par l’employeur et reversée au créancier, selon un barème qui préserve une part insaisissable. Depuis la réforme entrée en vigueur en 2025, cette procédure est conduite par le commissaire de justice, sans passer par le tribunal.

  • La saisie de véhicule

    Le véhicule peut être immobilisé sur place ou faire l’objet d’une déclaration auprès de l’administration, qui empêche sa revente. C’est une mesure de pression efficace sur un débiteur qui tient à sa voiture.

Les étapes

Du titre exécutoire aux sommes récupérées.

Quatre temps, toujours dans le même ordre, avec un compte rendu à chacun d’eux.

  1. 01

    Le titre exécutoire

    Jugement, ordonnance, acte notarié : nous vérifions qu’il est exécutoire, qu’il a été signifié et que les délais de recours sont purgés, ou que l’exécution provisoire est acquise.

  2. 02

    Le choix de la mesure

    Selon ce que l’on sait du débiteur, nous choisissons la voie la plus efficace. Certaines mesures exigent un commandement de payer préalable ; d’autres, comme la saisie-attribution, jouent sur l’effet de surprise.

  3. 03

    La mesure d’exécution

    Saisie, inventaire, immobilisation, expulsion : le commissaire de justice intervient sur place ou auprès du tiers saisi, dresse un procès-verbal et informe le débiteur de ses droits et de ses délais de contestation.

  4. 04

    Le versement des sommes

    Une fois les délais de contestation purgés, les fonds saisis ou le prix de vente vous sont reversés, déduction faite des frais mis à la charge du débiteur. Vous êtes tenu informé à chaque étape.

Cadre et délais

Ce que disent les textes, et en combien de temps.

Le cadre légal

Le Code des procédures civiles d’exécution encadre chaque mesure : les biens et les sommes qui restent insaisissables, les délais laissés au débiteur, le rôle du juge de l’exécution en cas de contestation.

Le tarif des actes d’exécution est fixé par décret et identique dans toutes les études. Les frais de l’exécution forcée sont, en principe, à la charge du débiteur (article L. 111-8 du Code des procédures civiles d’exécution).

Les délais

Un titre exécutoire peut être mis à exécution pendant dix ans. Mieux vaut pourtant agir dans les semaines qui suivent le jugement : plus le temps passe, plus le débiteur a de chances d’avoir changé de banque, d’employeur ou d’adresse.

Une saisie-attribution se prépare en quelques jours. Une expulsion suit un calendrier légal de plusieurs mois, trêve hivernale comprise.

FAQ

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un titre exécutoire ?

Un titre exécutoire est un document juridique qui autorise l'exécution forcée d'une décision : jugement devenu définitif, acte notarié, transaction homologuée, accord de médiation. Sans titre, aucune saisie n'est possible.

Comment se déroule une saisie sur compte bancaire ?

C'est la saisie-attribution : nous signifions l'acte à la banque du débiteur, qui bloque immédiatement les sommes disponibles. Le débiteur dispose d'un mois pour contester. Sans contestation, les fonds nous sont reversés.

Comment se déroule une expulsion locative ?

Après obtention du jugement d'expulsion : commandement de quitter les lieux, délai de deux mois, puis intervention du commissaire de justice avec le concours de la force publique si nécessaire. Trêve hivernale du 1er novembre au 31 mars.

Quels délais respecter pour faire exécuter un jugement ?

Le titre exécutoire est valable 10 ans (article L. 111-4 du Code des procédures civiles d'exécution). Au-delà, la créance est prescrite. Nous recommandons d'engager l'exécution dans les semaines suivant le jugement définitif.

Combien coûte une exécution forcée ?

Les actes d'exécution suivent le tarif réglementé. Les frais sont en principe à la charge du débiteur (article L. 111-8). Nous vous communiquons le coût d'avance et le détail des sommes récupérables.

Zone d'intervention

Nous intervenons dans votre secteur.

Basés à Montpellier, nous couvrons toute la ville et 35 communes du ressort de la Cour d'appel, dans les délais légaux, urgences traitées le jour même.

Un jugement à exécuter ? Nous le rendons concret.

Saisie, expulsion, libération de gage. Conseil sur les délais légaux et les sommes récupérables, devis sous 24 h ouvrées.

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